Le classement des universités canadiennes selon le nombre d’étudiants internationaux en 2025 reflète à la fois l’impact durable des changements de politique fédérale et l’attrait constant des établissements phares du pays. Malgré des plafonds imposés par le gouvernement qui ont réduit de 48 % les approbations de permis d’études en 2024, les grandes universités canadiennes continuent d’accueillir des cohortes importantes d’étudiants venus du monde entier.
- Top 10 des universités par nombre d’étudiants internationaux
- 1. University of Toronto – 26 942 étudiants
- 2. University of British Columbia – 16 542 étudiants
- 3. McGill University – 12 000 étudiants
- 4. York University – 10 000 étudiants
- 5. University of Alberta – 8 400 étudiants
- 6. Simon Fraser University – 8 290 étudiants
- 7. University of Waterloo – 7 400 étudiants
- 8. University of Ottawa – 7 000 étudiants
- 9. University of Calgary – 6 394 étudiants
- 10. McMaster University – 6 390 étudiants
- Impact des changements de politique fédérale
- Répartition provinciale
- Perspectives
Top 10 des universités par nombre d’étudiants internationaux
1. University of Toronto – 26 942 étudiants
Chef de file des établissements canadiens, l’University of Toronto demeure la première destination du pays pour les étudiants internationaux, qui représentent 27,6 % de l’effectif total sur ses trois campus. L’université accueille des étudiants de 159 pays et figure régulièrement parmi les 30 meilleures au monde.
2. University of British Columbia – 16 542 étudiants
UBC se classe au deuxième rang, avec une proportion d’étudiants internationaux de 27,9 % de son effectif total. Malgré les défis liés aux politiques publiques, l’université reste un choix de premier plan pour celles et ceux qui recherchent une formation de qualité sur la côte ouest du Canada.
3. McGill University – 12 000 étudiants
McGill maintient une forte présence internationale, avec 30 % d’étudiants étrangers. Située à Montréal, elle a dépassé l’University of Toronto dans le classement QS 2026, occupant désormais la 27e place mondiale.
4. York University – 10 000 étudiants
À Toronto, York University accueille plus de 10 000 étudiants internationaux, soit 18,2 % de son effectif total. L’établissement offre des bourses substantielles, dont la Bourse d’excellence internationale du président (President’s International Scholarship of Excellence) d’une valeur de 180 000 $CA sur quatre ans.
5. University of Alberta – 8 400 étudiants
Issue de 150 pays, la population étudiante internationale de l’University of Alberta représente 19,1 % des inscrits. L’université a massivement investi dans les infrastructures de recherche en sciences de la santé et continue d’attirer des talents du monde entier.
6. Simon Fraser University – 8 290 étudiants
SFU accueille des étudiants de 133 pays, soit 22,4 % de son effectif. L’établissement est reconnu pour ses programmes coopératifs (« co-op ») et ses liens étroits avec l’industrie.
7. University of Waterloo – 7 400 étudiants
Malgré l’effet des plafonds fédéraux, Waterloo conserve 18 % d’étudiants internationaux. Réputée pour ses formations en technologies, l’université gère le plus grand programme coopératif postsecondaire au monde.
8. University of Ottawa – 7 000 étudiants
Plus grande université bilingue du Canada, uOttawa attire environ 7 000 étudiants internationaux, soit 16,7 % de son effectif. Située dans la capitale nationale, elle offre des opportunités uniques en politiques publiques et en affaires internationales.
9. University of Calgary – 6 394 étudiants
L’University of Calgary a connu un recul notable, passant de 6 998 à 6 394 étudiants internationaux (-9 %), ce qui se traduit par une perte de recettes estimée à 11 millions de dollars. Les étudiants internationaux représentent 19,4 % des inscrits.
10. McMaster University – 6 390 étudiants
McMaster compte environ 6 390 étudiants internationaux, soit 20 % de son effectif. L’université est reconnue pour l’intensité de sa recherche et ses approches pédagogiques innovantes.

Impact des changements de politique fédérale
La période 2024–2025 a marqué un tournant majeur pour l’enseignement supérieur canadien à l’international. Le gouvernement fédéral a instauré des plafonds qui ont fait chuter les approbations de permis d’études de plus de 500 000 en 2023 à environ 268 000 en 2024. Cette baisse de 48 % a dépassé l’objectif initial de 35 % fixé par Ottawa.
Principaux effets des politiques :
- Plafonds de permis d’études : fixés à 437 000 pour 2025–2026, extensions comprises.
- Recul des taux d’approbation : pour les étudiants indiens, le taux est passé de 81 % à 28 % au début de 2025.
- Pressions financières : déficits budgétaires dans plusieurs universités en raison de la baisse des recettes de droits de scolarité internationaux.
- Suspensions de programmes : annulations ou gels ponctuels de programmes faute de financement suffisant.
Répartition provinciale
L’Ontario domine la scène des étudiants internationaux avec sept universités dans le top 10, reflet de la forte concentration d’universités de recherche et de la proximité avec les grands centres urbains.
La Colombie-Britannique reste bien représentée avec deux universités (UBC et SFU) dans le haut du classement, profitant de sa position stratégique sur le bassin du Pacifique et de la vigueur de son écosystème technologique.
Le Québec apporte deux universités majeures (McGill et Concordia), Montréal étant régulièrement classée parmi les meilleures villes étudiantes au monde.
L’Alberta compte deux universités (University of Alberta et University of Calgary) malgré les difficultés récentes liées aux changements de politique fédérale.
Perspectives
Le paysage des étudiants internationaux au Canada demeure incertain, les plafonds fédéraux étant maintenus jusqu’en 2026. Les universités s’adaptent en :
- Diversifiant leurs recrutements : développement de nouveaux bassins d’origine au-delà des marchés traditionnels.
- Renforçant les services d’appui : amélioration de l’intégration et de la réussite des étudiants internationaux.
- Explorant d’autres modèles de financement : pour réduire la dépendance aux droits de scolarité internationaux.
- Mobilisant les réseaux d’anciens : valorisation des diplômés partout dans le monde pour un engagement durable.
Malgré les défis actuels, les grandes universités canadiennes continuent d’attirer un intérêt marqué grâce à leur réputation académique, à la richesse de leurs opportunités de recherche et aux passerelles vers la résidence permanente, notamment via le Post-Graduation Work Permit (PGWP / permis de travail postdiplôme).
Ce classement illustre à la fois la solidité institutionnelle et la capacité d’adaptation en période de changements politiques majeurs : les universités de recherche bien établies conservent leur avantage concurrentiel, tandis que les établissements plus modestes doivent relever des défis plus importants dans un environnement en mutation.

